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Asie,  Chine

OdyssĂ©e en Chine đŸ„ą – Étape 1 : Beijing & Hebei

Ville de Beijing et Jinshanling

Juin 2019.

Nous commençons notre pĂ©riple Ă  PĂ©kin, capitale impĂ©riale et politique depuis la dynastie Ming (1421). Mais d’abord est-ce qu’il faut dire PĂ©kin ou Beijing ? Le nom PĂ©kin est une retranscription hasardeuse d’un jĂ©suite en voyage en Chine, pour faire simple il a entendu les Chinois parler de leur ville, et il a essayĂ© de traduire la phonĂ©tique en caractĂšre romain. Le nom Beijing est, quant Ă  lui, issu du systĂšme officiel pinyin. Tout comme le romanji en japonais, le pinyin permet de traduire en caractĂšre romain les mots chinois. Ce systĂšme a Ă©tĂ© officialisĂ© par les autoritĂ©s chinoises dans les annĂ©es 1950. C’est donc cette orthographe qu’il faut respecter mais … Le nom de PĂ©kin est tellement entrĂ© dans nos mƓurs qu’il reste encore utilisĂ©, surtout Ă  l’oral.
Une fois cela posĂ©, je peux vous parler un peu d’histoire. On ne connait que finalement peu cette capitale qui a pourtant connu moult bouleversements. Je vais essayer d’ĂȘtre concise et surtout de me contenter de ce qui pourra servir mon propos par la suite.

Beijing connaĂźt donc sa premiĂšre expansion Ă  partir de la dynastie Ming. C’est d’ailleurs Ă  cette pĂ©riode qu’elle obtĂźnt son nom que nous pouvons traduire par « capitale du nord« . Mais Ă  leur arrivĂ©e, les Ming avaient dĂ©jĂ  une ville bien construite devant leurs yeux : les mongols avaient dĂ©fini un plan prĂ©cis en damier que nous appelons les Hutongs (nous en parlerons un peu plus tard).
DĂšs 1944, ce sont les mandchous qui arrivent au pouvoir et ils organisent la ville selon 2 sections : au sud la ville « chinoise » et au nord la ville « mandchoue/mongole« , cette dualitĂ© est encore prĂ©sente dans Beijing aujourd’hui.

Dynasties Chine
Empereurs chinois – Liste simplifiĂ©e et non exhaustive – zoom

S’en suit une pĂ©riode compliquĂ©e sur fond de rĂ©voltes, xĂ©nophobie et mondialisation. Au final, en 1911, c’est la fin de l’empire chinois, la RĂ©publique chinoise est proclamĂ©e et Yuan Shikai prend le pouvoir. À sa mort, Beijing perd son statut de capitale et en 1937 tombe dans les mains des japonais dans le cadre de la seconde guerre mondiale.
AprĂšs cette longue pĂ©riode de difficultĂ©s pour la ville, Mao Zedong et les communistes prennent le pouvoir en 1949, proclament la RĂ©publique Populaire de Chine et redonnent le statut de capitale Ă  Beijing. Depuis la ville a connu Ă©normĂ©ment de mutations avec une volontĂ© de moderniser Ă  tout prix la sociĂ©tĂ© chinoise. Et comme pour acter ce vƓux, Mao lança une rĂ©volution culturelle dans toute la Chine qui eut pour consĂ©quence la destruction de nombreux bĂątiments religieux (entres autres) et le fameux massacre de Tian’anmen.

Je ferme la parenthĂšse historique, et parlons tourisme ! Tout d’abord, si vous voulez connaĂźtre notre programme Ă  Beijing, je vous invite Ă  consulter le premier article. Vous aurez un aperçu de l’ensemble de notre Road trip.
Ensuite, sommaire pour naviguer sur l’ensemble des articles sur la Chine :

Les transferts

L’aĂ©roport international de PĂ©kin (Beijing-Capital) se situe au nord-est du centre-ville Ă  environ 1 heure en voiture. Comme je vous le disais dans mon premier article, les distances sont multipliĂ©es par 10 en Chine. Le pays est immense, donc tout est loin !
De notre cĂŽtĂ© le trajet fut trĂšs simple, un ami est venu nous chercher directement Ă  notre terminal et nous a conduit jusqu’Ă  notre hĂŽtel : royal. Pour les autres, vous avez classiquement 3 moyens de rejoindre le centre-ville :

  • Les navettes aĂ©roport : il y a, en tout, 9 lignes de bus qui relient la ville Ă  l’aĂ©roport. La ligne 3 vous emmĂšnera directement Ă  la gare centrale. Suivant les lignes, vous en avez toutes les 15, 20 ou 30 minutes. Il faut compter 16 „ pour un trajet.
  • Le train : depuis les terminaux 2 et 3 vous pouvez monter dans la ligne expresse. Il y a un dĂ©part toutes les 15 minutes et ils vous emmĂšnent aux stations Sanyuanqiao et Dongzhimen pour 25 „. Ensuite, il vous suffira de prendre la bonne ligne de mĂ©tro pour rejoindre votre logement.
  • Le taxi : vous pouvez choisir de vous faire conduire directement Ă  votre hĂŽtel. Mais attention, ne montez uniquement que dans les taxis officiels bicolores.
Taxi chinois

Le plus simple est d’avoir l’adresse de votre hĂŽtel traduite en chinois sinon vous risquez de vivre de long moment de solitude. Pour le prix, tout dĂ©pend de la distance qui vous sĂ©pare de l’aĂ©roport, mais vous en aurez approximativement pour 100 „.

Petit point taxi :

C’est INÉVITABLE vous vous ferez alpaguer par les chauffeurs de taxi. Qu’ils soient officiels ou non, les chauffeurs sont Ă  la recherche du moindre touriste. À la sortie des gares, aux abords des lieux touristiques, ils sont lĂ , prĂȘts Ă  vous interpeller et vous appĂąter avec des noms de grandes villes limitrophes. Plus ou moins organisĂ©s, ils sont parfois vĂȘtus d’une chemise bleue clair (comme les policiers), parfois postĂ©s Ă  cĂŽtĂ© d’un prĂ©sentoir avec des cartes de la ville. Vous l’aurez compris, c’est chiant ! D’autant plus qu’ils sont prĂȘts Ă  vous mentir en vous disant qu’il n’y a pas de bus qui circulent ou bien Ă  vous barrer littĂ©ralement la route pour vous empĂȘcher de fuir ! Bon, je me rends compte que tel que je dĂ©peins le sujet, je peux vous faire peur. En soit, ils ne sont pas mĂ©chants, mais juste pĂ©nibles et insistants. Le mieux que vous puissiez faire, c’est rester calme et leur dire non. Et parfois, vous pouvez vous laisser tenter, le tout est de ne pas se faire avoir avec des tarifs totalement dĂ©connectĂ©s de ceux pratiquĂ©s pour les Chinois.

Taxi Beijing

Pour Ă©valuer le prix correct d’une course, le mieux est de vĂ©rifier la distance Ă  parcourir. Pour cela, on utilise son bon vieux Google Maps (aprĂšs avoir installĂ© son VPN : voir premier article 😉), ou Maps.me. Ensuite, prenez 13 „ pour un prix de dĂ©part, puis ajoutez 2,5 „ par kilomĂštre parcouru. Le mieux est de demander au chauffeur avant mĂȘme de monter dans le taxi, quel serait son prix pour la course demandĂ©e, et de nĂ©gocier si besoin.

Le logement

Comme Ă©voquĂ© dans mon premier article, la totalitĂ© de nos logements ont Ă©tĂ© rĂ©servĂ© sur Booking. Nous avons accĂšs Ă  l’ensemble de l’offre accessible aux Ă©trangers. Nous avons 2 typologies d’Ă©tablissement en Chine, ceux qui peuvent accepter les Ă©trangers et ceux qui n’en acceptent pas. Ce n’est pas une histoire de xĂ©nophobie, mais plutĂŽt de capacitĂ©. Les hĂŽtels tourist-friendly ont reçu une sorte de formation pour pouvoir enregistrer les passeports Ă©trangers, ils ont des bases d’anglais pour pouvoir nous conseiller et surtout, savent comment enregistrer leurs Ă©tablissements sur les sites utilisĂ©s par les Ă©trangers (on se rappelle le Grand Firewall). Ces hĂŽtels sont sans doute plus onĂ©reux, mais ils sont aussi plus confortables. Pas tant au niveau de l’Ă©quipement, mais surtout en ce qui concerne le service.

Donc, sur Beijing nous avons choisi le Spring Time Hostel. Sans prĂ©tention, cet hĂŽtel est plutĂŽt bien placĂ©, juste Ă  cĂŽtĂ© de la bouche de mĂ©tro Dongsi. Il faut compter 45 minutes pour rejoindre la place Tian’anmen Ă  pied, et 35 minutes pour la CitĂ© Interdite. AprĂšs, il ne faut pas s’attendre Ă  des chambres sublimes, c’est mĂȘme plutĂŽt sombre et, comme dans tous les hĂŽtels en Chine, les toilettes sont COLLÉES Ă  la douche Ă  l’italienne. Pour rĂ©sumer, cet hĂŽtel fait le taff, ni plus, ni moins.

Spring Time Hostel Beijing

On fait quoi Ă  Beijing ?

Les Hutongs

J’en parlais en introduction, les hutongs sont des quartiers Ă  Beijing qui ont Ă©tĂ© construit avant mĂȘme l’arrivĂ©e des Ming au pouvoir. Ce sont donc de vĂ©ritables tĂ©moins des modes de vie du XIVĂšme siĂšcle.
Dans un premier temps, le mot hutong peut ĂȘtre traduit littĂ©ralement par « ruelle« , c’est en effet un ensemble de petits passages, qui n’excĂšdent pas 3 mĂštres de large et le long desquels s’alignent les portes en bois.

Hutong ruelle

Si nous passons une de ces portes en bois, nous tombons dans ce que nous appelons un siheyuan. C’est une cour carrĂ©e, commune Ă  l’ensemble des habitations qui l’entoure. Les blocs de maisons avec un siheyuan central sont accolĂ©s et forment une sorte de plan en damier, c’est le hutong. Chaque groupe d’habitations ne possĂšde qu’un seul cabinet de toilette commun et Ă  l’extĂ©rieur des maisons.

Hutong porte

Les hutongs sont clairement les quartiers atypiques de Beijing, par contre, quand vous les visitez n’oubliez pas que vous entrez dans le cercle intime des personnes qui y habitent. D’ailleurs, ces quartiers abritent une population modeste, les conditions de vie n’y sont pas toujours simples et, malgrĂ© la typicitĂ© des lieux, on ne peut pas les qualifier de joli. Et c’est bien le problĂšme pour le gouvernement chinois. Alors, oui, Ă  premiĂšre vu, les hutongs sont un peu les bidonvilles du centre de Beijing. Ils ne donnent pas une image moderne et, de ce fait, sont un point noir pour l’Etat chinois.
Ces quartiers sont donc dĂ©truits et / ou modernisĂ©s sans tenir compte de leur valeur historique. Et dans un sens ces travaux permettent Ă  la population d’avoir accĂšs Ă  des conditions de vie meilleures … Un mal pour un bien ? Le dĂ©bat est ouvert.

La place Tian’anmen

Alors, lĂ , je m’attĂšle Ă  un gros morceau. Et dĂ©solĂ©e pour ceux qui n’aiment pas l’histoire, mais, dans ce cas prĂ©cis, je me dois de replacer le contexte. La place Tian’anmen est la 4Ăšme plus grande place du monde avec 440 000 mÂČ. Sa superficie lui permet d’ĂȘtre un lieu de prĂ©dilection pour accueillir les plus grands Ă©vĂ©nements de l’histoire du pays. Petite chronologie des rassemblements, joyeux ou protestataires qui ont eu lieu sur cette place.

4 mai 1919 : La premiĂšre Guerre Mondiale vient de se terminer et l’Alliance s’organise pour rĂ©diger le traitĂ© de Versailles. La Chine, s’Ă©tant ralliĂ©e contre les Allemands, aimerait rĂ©cupĂ©rer un territoire (situĂ© juste en-dessous de Beijing) occupĂ© par l’Entente. HĂ©las, le traitĂ© donne cette province au Japon. C’est l’indignation dans l’ensemble de l’empire et les Ă©tudiants se rĂ©unissent sur la place pour se soulever contre le gouvernement accusĂ© de corruption.

1er octobre 1949 : Mao Zedong proclame la République populaire de Chine depuis la cité interdite. Il redonne à Beijing sa puissance perdue.

Mausolée Mao

18 aoĂ»t 1966 (et durant l’ensemble de la rĂ©volution culturelle) : Mao Zedong, aprĂšs l’Ă©chec de sa politique du Grand Bond en Avant, qui avait pour but de reproduire le systĂšme soviĂ©tique de l’Ă©poque par la collectivisation intra-communautaire (de l’agriculture, de l’industrie, des systĂšmes d’Ă©ducation …), laisse la place de prĂ©sident de la RĂ©publique Ă  Liu Shaoqi. Les deux hommes, bien que tous les deux qualifiĂ©s de communistes, sont radicalement opposĂ©s (l’un Ă©tant plus modĂ©rĂ© que l’autre). Mao Zedong recherche Ă  rallier la jeunesse Ă  sa cause et crĂ©e alors les Gardes Rouges qui se rĂ©unissent symboliquement sur la place Tian’anmen. C’est en ce lieu que, le 18 aoĂ»t 1966, Mao se vit revĂȘtir le fameux brassard rouge avec l’inscription « Garde Rouge » devant une foule en dĂ©lire sur la place.
Le mouvement devient de plus en plus incontrĂŽlable. Les gardes rouges se manifestent par des lynchages envers les individus censĂ©s reprĂ©senter la bourgeoisie (Ă©crivain, professeur, artistes, journalistes …). Liu Shaoqi est, de son cĂŽtĂ©, emprisonnĂ© et mourra dans sa cellule. En 1968, Mao prend conscience des dĂ©bordements des jeunes Gardes Rouges qui, dans certaine rĂ©gion de Chine allait jusqu’au cannibalisme, et en dĂ©porte une partie dans les campagnes.

Place Tian'anmen

4 juin 1989 : A la mort de Mao en 1976, le Parti Communiste Chinois s’assombrit, le gouvernement devient de plus en plus oligarchique et une partie des nouveaux Ă©tudiants prĂŽne une rĂ©forme et dĂ©nonce la corruption au pouvoir. Le 27 avril 1989 un million d’Ă©tudiants se rassemblĂšrent sur la place Tian’anmen en vue de commĂ©morer les Ă©vĂ©nements du 4 mai 1919. Ce groupe se radicalisa et dĂ©buta une grĂšve de la faim. Le 20 mai, s’en est trop pour le PrĂ©sident de l’Ă©poque, Deng Xiaoping qui demande aux forces armĂ©es de dĂ©gager la place : Ă©chec. Le seul rĂ©sultat est une photo d’un jeune, seul, face Ă  4 chars d’assaut au milieu des voies qui longent la place. Cette image fit le tour du monde et installa un sentiment d’humiliation pour le PCC. Dans la nuit du 3 au 4 juin, la place est « nettoyĂ©e » et ce sont 1 800 personnes qui perdirent la vie.

Massacre Tian'anmen
Source : Human Rights Watch

Ces Ă©vĂ©nements sont ceux qui marquĂšrent la rĂ©putation de la place. Nous sommes arrivĂ©s le 8 juin 2019, soit 4 jours aprĂšs la fameuse date du massacre de Tian’anmen. Pour apartĂ©, les Chinois ont pour interdiction d’Ă©voquer ne serait-ce que cette date que ce soit Ă  l’oral ou bien sĂ»r le web. Nous avons donc trouvĂ© une place avec un dispositif de sĂ©curitĂ© renforcĂ©, un contrĂŽle d’identitĂ© pour accĂ©der au mausolĂ©e de Mao et des gardes qui observaient et veillaient Ă  ce que tout le monde reste dans le calme. La place en elle-mĂȘme n’a rien d’exceptionnel, mais c’est son histoire qui la rend sublime avec sa vue sur la porte de la Paix CĂ©leste, entrĂ©e de la citĂ© interdite arborant le portrait de Mao.

Le Temple Lama

(ou le Temple de Yonghe)

En Chine, la religion est beaucoup plus souple que les religions majoritaires en Occident. Ainsi, un Chinois peut trĂšs bien se dĂ©finir comme taoĂŻste et frĂ©quenter Ă  sa guise un temple bouddhiste. Les frontiĂšres ne sont pas aussi opaques que les religions dites abrahamiques (issues du culte d’Abraham, soit le christianisme, le judaĂŻsme et l’islam).
La majorité des Chinois se disent donc pratiquant de la religion populaire chinoise, autrement dit, un mélange entre taoïsme, bouddhisme, confucianisme et culte populaire transmis de génération en génération sans avoir de nomination particuliÚre.

PriĂšre Lama Temple

À Beijing je vous conseille d’aller faire un tour au temple Lama. Non, pas l’animal, le Lama c’est l’enseignant religieux du bouddhisme tibĂ©tain, et la figure la plus haute de ce corps religieux est le DalaĂŻ-Lama : plus clair maintenant ? 😉
En 1949, le PCC intÚgre le territoire du Tibet à la Chine Populaire, le Dalaï-Lama perd alors son pouvoir et les relations entre les deux territoires se tendent. Pendant la révolution culturelle, ce sont des centaines de temples tibétains qui sont détruits. Mais, celui de Pékin fut protégé par le premier ministre, à notre plus grand bonheur.

Tour Bouddha Lama Temple

Sa construction a commencĂ© en 1694 sous la dynastie Qing (les mandchoues, juste aprĂšs les Ming, les derniers avant le passage sous la RĂ©publique 🧐). Il est composĂ©, comme la plupart des temples, de plusieurs portes, cours, pavillon et salles qui s’enchaĂźnent les uns Ă  la suite des autres. Chacune des salles accueille une statue de divinitĂ©. Dans le Yonghe Temple vous trouverez toutes sortes de statues de Bouddha et de Boudhisattva (un bouddha n’ayant pas encore atteint l’Ă©veil) typiquement tibĂ©taines.
Dans la derniĂšre salle, aussi appelĂ©e « la Tour du Grand Bouddha » vous pourrez admirer une immense statue haute de 26 mĂštres. Cadeau du 7Ăšme DalaĂŻ-Lama, cette Ɠuvre est construite dans un seul bloc de bois de Santal.

Grand Bouddha

Le Temple du ciel

S’il est un temple Ă  ne pas manquer Ă  Beijing c’est bien celui-ci. Construit sous l’Ăšre impĂ©riale, pendant la dynastie Ming, le temple du ciel se dĂ©marque par son architecture.

Salle Moisson temple du ciel
Zoom salle Moisson temple du ciel
Temple du ciel

Le principal bĂątiment de ce temple est la salle de priĂšre pour l’abondance des moissons, et fait plutĂŽt original, c’est une structure ronde sur trois niveaux ornĂ©e de tuiles en terre cuite Ă©maillĂ©e bleues. Pour arriver Ă  son pied, il faut emprunter les escaliers en marbre qui l’entoure, formant, eux-mĂȘmes, trois cercles. Selon la cosmologie chinoise, cet ensemble de formes rondes reprĂ©sente le ciel et l’enceinte dans lequel se trouve ce bĂątiment est, elle, de forme carrĂ©e et reprĂ©sente la Terre.

What ?! Donc le ciel est plus petit que la Terre et celle-ci, en plus d’ĂȘtre plate est carrĂ©e ?

Tout à fait ! Je vous fais un petit schéma pour que ce soit plus clair.

L’empereur est au centre du cercle. Plus nous nous Ă©loignons du cƓur de l’empire, moins les populations sont Ă©clairĂ©es par le ciel. Aux quatre coins du carrĂ© se trouvent les peuples barbares.

Le sinocentrisme s’explique facilement car les Chinois n’ont presque eu aucun contact avec une autre puissance pendant de nombreuses annĂ©es. Il Ă©tait donc normal de penser que la Terre n’allait guĂšre plus loin (exactement comme nous autres 🙃)

Sinocentrisme
Allée temple du ciel

Revenons Ă  nos moutons, une fois que vous avez profitĂ© de cette sublime salle, je vous conseille d’emprunter la large voie et de faire une halte au mur de l’Ă©cho. Si vous avez la chance de tomber un jour oĂč il n’y a pas trop de touristes (croisez bien fort les doigts), vous pouvez tenter l’expĂ©rience. Mettez-vous face au mur et chuchotez quelques mots, la personne qui se trouve face au mur opposĂ© peut entendre ce que vous avez dit : le son longe le mur.

Mur écho

On continue toujours en empruntant la grande voie et vous vous trouverez au cƓur de l’autel du ciel. Cette place ressemble Ă  celle de la salle de priĂšre pour l’abondance des moissons, mais sans le bĂątiment. Il se compose de 3 terrasses au centre d’une cour en carrĂ©.
Si vous vous positionnez sur la pierre situĂ©e au centre de la derniĂšre terrasse, vous pourrez apprĂ©cier toute la splendeur de l’architecture. Tout est construit autour du chiffre 9. La pierre centrale est entourĂ© de 9 cercles : le plus proche est composĂ© de 9 pierres, le plus Ă©loignĂ© de 81 (9 x 9). Si vous frappez dans vos mains, le son sera dĂ©cuplĂ© et vous ressentirez les vibrations sonores dans l’ensemble de votre corps.

Autel du ciel
Depuis la pierre centrale
Brasero sacrifice
Braseros pour sacrifice

Jusqu’en 1911, date de la fin de l’empire, l’empereur venait pratiquer des cĂ©rĂ©monies sacrificielles pour s’assurer de la bonne rĂ©colte. Animaux, alcools, tablettes de jade… autant de cadeaux qui Ă©tait offert au ciel pour mettre toutes les chances de son cĂŽtĂ©. Le tout Ă©tait accompagnĂ© de plusieurs prosternations organisĂ©es autour de ce fameux chiffre 9 (je vous parlerai de sa signification un peu plus tard).

La Cité interdite

Nous y voilĂ , je m’apprĂȘte Ă  vous parler de la principale attraction de Beijing. Ne pas la visiter c’est comme aller Ă  Paris sans mĂȘme aller faire un tour au pied de la Tour Eiffel (pour les non-parisiens 😅). Donc, mĂȘme si vous y trouverez certainement une quantitĂ© astronomique de touriste, je vous conseille d’y aller.

Cité interdire porte

Par contre, si vous n’avez pas la chance d’avoir, comme nous, un local pour vous expliquer certains points, je vous conseille de prendre un audio guide (je sais qu’une fois sur place, on essaye d’Ă©conomiser au maximum, et c’est le genre de dĂ©pense que l’on considĂšre pouvoir se passer mais … Vous risquez de passer Ă  cĂŽtĂ© de la visite si vous n’avez pas d’explications). Vous en trouverez Ă  l’entrĂ©e pour 40 „ (5 €).
DeuxiĂšme conseil : si vous le pouvez, rĂ©servez vos places Ă  l’avance. La CitĂ©e Interdite est, comme je vous le disais, une attraction majeure et ce sont des millions de visiteurs qui viennent apprĂ©cier le lieu tous les ans. De ce fait, la ville a dĂ©cidĂ©, depuis 2017, de cesser de vendre des billets directement sur place aux tickets office. Le seul moyen d’obtenir son entrĂ©e est de l’acheter en ligne, et pour cela, il faut un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone et une carte bancaire chinoise đŸ€”. Pas de soucis si vous connaissez un habitant, beaucoup plus compliquĂ© si ce n’est pas le cas. Pour pouvoir vendre des entrĂ©es aux Ă©trangers, le monument Ă  installĂ© des guichets spĂ©ciaux ou des employĂ©s se chargent d’acheter pour vous, en ligne, les billets. C’est un peu le parcours du combattant, mais cela a permis de limiter les visites du lieu qui croulait littĂ©ralement sous les touristes. Attention tout de mĂȘme, la CitĂ© Interdite est fermĂ©e le lundi !

RiviĂšre aux eaux d'or

Une fois que vous avez passĂ© l’Ă©preuve et obtenu le Saint Graal billet, vous passerez la porte mĂ©ridionale et arriverez face aux ponts de la riviĂšre aux eaux d’or.

On se pose 2 secondes, car c’est bien joli d’entrer dans la CitĂ© Interdite, mais … C’est quoi au juste cette zone immense en plein cƓur de Beijing ?
Dans un premier temps, les Chinois prĂ©fĂšrent le nom de Palais ancien car oui, vous ĂȘtes dans le palais de l’empereur. Sa construction a Ă©tĂ© ordonnĂ©e en 1406 sous la dynastie Ming et plus prĂ©cisĂ©ment par YƏnglĂš. C’est aussi sous son rĂšgne que fut construit le Temple du Ciel : il fut indĂ©niablement le contributeur du rayonnement de la ville de Beijing. Clique ici si tu veux voir sa tĂȘte 😉.
Alors pourquoi nous l’appelons « CitĂ© Interdite » nous autre occidentaux ? Car c’Ă©tait la demeure de l’empereur pardi ! Et de ce fait, le peuple ne pouvait pas y accĂ©der. Aujourd’hui, l’accĂšs est autorisĂ© car le lieu est devenu un musĂ©e et accueille de nombreuses Ɠuvres picturales, des sculptures, de la cĂ©ramique

Pour bien prĂ©parer votre visite, le mieux est de se munir d’un plan, et cela tombe bien, je vous en ai trouvĂ© un parfait ! :

Plan cité interdite
Source : voyageschine.com
En grisĂ© : les zones interdites d’accĂšs au public
En rouge : la dĂ©limitation entre la cour intĂ©rieure au nord (les appartements privĂ©s de l’empereur)
et la cour extérieure au sud (lieu de réception des ministres)
Clique ici pour agrandir

La zone paraĂźt petite comme cela, mais l’ensemble mesure prĂšs de 72 hectares. Pour la traverser, de la porte mĂ©ridionale Ă  la porte de la Prouesse Divine, il faut 2 heures (en prenant le temps de profiter des monuments bien sĂ»r). C’est ce que nous avons fait comme parcours (en vert sur la carte), mais si vous avez davantage de temps devant vous je vous conseille de vadrouiller de part et d’autre de l’enchaĂźnement de portes pour dĂ©couvrir les recoins de la citĂ©. Je vous ai indiquĂ© un chemin en bleu qui vous permettra, entre autre, de voir le mur des 9 dragons.

Harmonie suprĂȘme

Et voici une transition toute trouvĂ©e pour vous parler de cette obsession du chiffre 9. En numĂ©rologie chinoise, les chiffres pairs sont fĂ©minins, les chiffres impairs masculins. Le chiffre 9 Ă©tant le plus Ă©levĂ© des chiffres impairs, il reprĂ©sente la masculinitĂ© Ă  son maximum, et donc la souverainetĂ© suprĂȘme. Il est utilisĂ© de maniĂšre systĂ©matique et quasi obsessionnelle dans la construction des bĂątiments pour prouver la soumission des maĂźtres d’Ɠuvre Ă  l’empereur. Quelques exemples d’utilisation :

  • Les marches prĂ©sentes au sein de la CitĂ© Interdite sont toujours par groupe de 9
  • Sur les portes des bĂątiments, des clous y sont positionnĂ©s sur 9 colonnes et 9 lignes
  • La citĂ© serait composĂ©e de 9 999 piĂšces. Bon, aprĂšs les avoir comptĂ©s, il n’y en a que 8 704, mais chut.
  • Les bĂątiments sont composĂ©s de multiple de 9 : 9 poutres, 18 piliers, 72 arĂȘtes et 27 angles d’avant-toit.
  • Le mur Ă©cran ouvert au public compte 9 dragons, comme je vous en parlais juste au-dessus
  • Le nombre de petites statuettes prĂ©sentes sur les pointes des bĂątiments (les Dun shou ou bĂȘtes accroupies) vont de 1 Ă  9. Plus le statut social de l’occupant est important, plus le nombre de figurines augmente. SAUF ! Pour le palais de l’Harmonie SuprĂȘme dans la CitĂ© Interdite qui en compte 10 : c’est le bĂątiment le plus important de tout l’empire.
Dun Shou

Autre Ă©lĂ©ment que vous aurez sans doute remarquĂ©, cette fois-ci, nous n’avons ni toit bleu, ni toi vert, mais la terre cuite est Ă©maillĂ©e en jaune. Cette couleur n’est pas anodine, elle est trĂšs importante dans la symbolique chinoise et reprĂ©sente la royautĂ©.

Toits cité interdite
Cité interdite lion
Tuile cité interdite
Tortue cité interdite

La partie la plus au nord du palais est rĂ©servĂ©e au jardin impĂ©rial. C’est la zone la plus petite de la citĂ© et cela provoque un goulot d’Ă©tranglement dans l’afflux de touristes, mais vous pouvez vous y frayer un chemin et apprĂ©cier cette zone arborĂ©e.
D’ailleurs, un des Ă©lĂ©ments notoires, est la volontĂ© des empereurs de recrĂ©er un paysage montagneux grĂące Ă  des collines rocheuses artificielles : esthĂ©tique plutĂŽt douteuse, mais ce n’est que mon avis 😉.

Jardin impérial

Par contre, le bĂątiment que j’ai vraiment apprĂ©ciĂ© dans ce jardin est le pavillon de Mille Automnes. Ce tout petit bĂątiment est une prouesse architecturale. CarrĂ© avec un toit rond ornĂ© d’un serpent, lorsque vous entrez dans son enceinte et que vous levez les yeux, un dragon vous observe.

Pavillon Mille Automne
Toit Pavillon Mille Automne
Dragon Pavillon Mille Automne

Le Village Olympique

On s’Ă©loigne un peu du cƓur de Beijing pour aller visiter le parc Olympique. Souvenez-vous, en 2008, la Chine Ă©tait Ă  l’honneur ! Et parce que les Chinois voient toujours les choses en trĂšs grand, c’est prĂšs de 42 milliards de dollars qui ont Ă©tĂ© dĂ©pensĂ©s pour crĂ©er une vĂ©ritable ville dans la ville faisant ainsi de Beijing, les jeux qui ont coĂ»tĂ© le plus cher de l’histoire.

Wall of Fame Beijing 2008

Et Ă  ce prix, le site est trĂšs bien entretenu, mais il est extraordinairement vide. Lors de votre entrĂ©e dans le site, vous vous retrouverez nez Ă  nez avec les Fuwa. Vous vous ne vous en souvenez plus ? C’est normal, ce sont les mascottes de ces jeux, aussi mignonnes que totalement Ă©phĂ©mĂšres. Elles Ă©taient censĂ©es reprĂ©senter les 5 couleurs des anneaux et les Ă©lĂ©ments : la mer, la forĂȘt, le feu, la terre et le ciel.

Fuwa Beijing 2008
Source : Wikipedia

Ensuite, vous dĂ©couvrirez le cĂ©lĂšbre Nid d’Oiseau, c’est le stade Olympique avec son architecture atypique et le cube, la piscine Olympique. Ces lieux sont toujours impressionnants par leur immensitĂ© et par la mĂ©lancolie qu’ils dĂ©gagent. Ils sont comme arrĂȘtĂ©s dans le temps, comme s’ils attendaient que les athlĂštes et les supporters reviennent.

Nid d'Oiseau
Village Olympique
Nid d'Oiseau Zoom
Cube piscine Olympique

Parlons Hot Pot

Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Et bien, c’est LA tendance culinaire en Chine. Vous en verrez PARTOUT ! Et chaque ville Ă  sa maniĂšre de le cuisiner. Si je vous la fait simple : c’est une fondue sans fromage.

Une fondue Bourguignonne quoi ?

Oui, on est plus proche de ça … Mais on est encore loin.

Hot Pot Beijing

Vous vous installez sur une table avec au centre un grand bouillon muni d’un rĂ©chaud. Pour la suite, la recette diffĂšre en fonction des rĂ©gions. À Beijing, le personnel vient remplir le bouillon d’eau chaude et y place des ingrĂ©dients (champignon, poireaux…) pour donner du goĂ»t. Plus au sud, vers Xi’an, le bouillon est plus consistant, c’est un mĂ©lange d’huile et de fond de poisson et vous pouvez demander une version Ă©picĂ©e ou non. Attention avec les Ă©pices, vous pourrez ĂȘtre surpris ! Enfin, il existe des restaurants qui prĂ©parent devant vous le bouillon en fonction des ingrĂ©dients que vous avez prĂ©alablement choisis.

Hot Pot Xi'an
Hot Pot Zhangjiajie

Une fois que vous avez votre bouillon, vous choisissez vos ingrĂ©dients. Soit en les commandant au serveur, soit en allant vous servir directement dans les frigos. Et lĂ  … Bienvenue au pays de l’inconnu ! Vous prenez ce qu’il vous fait envie, il y en a pour tous les goĂ»ts ! Traditionnellement, le Hot Pot se consomme avec des abats ou du mouton, trĂšs peu pour moi et j’ai pu facilement me faire une fondue avec des lĂ©gumes et du poisson. Le poisson, parlons-en, il peut soit, prendre la forme d’une pĂąte avec laquelle vous formez des boulettes, soit le serveur vous prĂ©pare un beau poisson avec tout ce qu’il y a dedans (arrĂȘtes, yeux… 😁). La viande elle, se consomme en lamelles fines. En accompagnement, vous pouvez choisir des nouilles de blĂ© ou de riz, et des lĂ©gumes (salade, choux, champignon, racine de lotus…), des algues ou encore du tofu.

Hot Pot Xi'an ingrédients
Oui, j’ai testĂ© un surimi, haha ! đŸ€Ł

Vous voulez tester une expérience culinaire chinoise ? Prenez les champignons « See you tomorrow« .

Pourquoi ils sont nommĂ©s ainsi ? Car ils ne sont quasiment pas digĂ©rĂ©s par l’estomac humain : donc on les retrouvent quasi intacts le lendemain matin, vous savez oĂč đŸ’©đŸ˜‡

See You Tomorrow

Ensuite, il vous suffit de laisser mijoter vos ingrĂ©dients dans le bouillon. Attention aux nouilles, Ă  ne pas en mettre trop d’un coup et de les laisser trop cuire. DĂšs que la cuisson vous semble bonne vous prenez vos bĂątonnets, vous pouvez assaisonner de sauce (soja ou sĂ©same) et vous mangez directement : pas d’assiettes ! Tout dans la bouche ! (ou tout sur la table 😅)

Et en dehors de Beijing ?

La Grande Muraille Ă  Jinshanling

Totalement incontournable lors d’un voyage en Chine, vous ne pouvez tout simplement pas passer Ă  cĂŽtĂ©. Majestueuse et impressionnante, la Muraille de Chine est l’une des 7 Merveilles du Monde.

[Petite parenthĂšse Merveilles du Monde : le concept a des origines assez floues et il est encore impossible de savoir depuis quand cette liste a Ă©tĂ© créée. Il semblerait qu’elle soit le fruit des expĂ©riences de grands voyageurs du monde antique. Ainsi, Ă  l’origine, la liste comprenait : la pyramide de KhĂ©ops Ă  Gizeh en Egypte, les Jardins suspendus de Babylone, la Statue de Zeus Ă  Olympie, le temple d’ArtĂ©mis Ă  EphĂšse, le mausolĂ©e d’Halicarnasse, le Colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie. Vous ne connaissez pas la moitiĂ© ? C’est normal, Ă  ce jour il n’y a que la Pyramide de KhĂ©ops qui est encore debout (il est temps d’organiser un voyage en Egypte ! 😜)
D’oĂč l’idĂ©e de Bernard Weber (rĂ©alisateur et aviateur suisse) de recrĂ©er une liste moderne en 2007. L’objectif est clairement marketing, il faut se le dire, mais le vote a Ă©tĂ© ouvert au monde entier, depuis un site internet (et donc malheureusement, qu’aux personnes ayant accĂšs Ă  internet Ă  cette Ă©poque …). Les participants devaient choisir parmi 21 sites prĂ©selectionnĂ©s avec des critĂšres assez stricts : faites de la main humaine, achevĂ©es avant 2000, et dans un Ă©tat acceptable de prĂ©servation. On y retrouvait mĂȘme la Tour Eiffel !
La liste finale réunie les sites ayant récolté le plus de votes : La Grande Muraille de Chine, la cité Pétra en Jordanie, le Christ Rédempteur à Rio de Janeiro, le Machu Picchu au Pérou, le site de Chichén Itzå au Mexique, le Colisée à Rome et le Taj Mahal en Inde.
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Merveilles du monde

Je ferme la parenthĂšse et revenons Ă  notre sujet. La Grande Muraille de Chine ne forme pas un mur unique et linĂ©aire et n’est pas visible depuis la lune ! VoilĂ , je casse de mythe ! Il existe plusieurs portions, plus ou moins frĂ©quentĂ©es, plus ou moins restaurĂ©es. Sans hĂ©siter, je vous conseille d’opter pour une section ayant fait l’objet de peu de restauration, donc plus authentique, plus difficile Ă  parcourir, mais, de ce fait, beaucoup moins prisĂ©e par les touristes chinois. La Grande Muraille va bien au-delĂ  de la rĂ©gion de Beijing, mais c’est autour de la capitale que vous avez le plus d’accĂšs.

Plan muraille
Plan sections muraille
Sources : voyageschine.com

Les sections les plus connues sont celle de Badaling et de Juyongguan. Mais un conseil : fuyez ! Il vaut mieux prĂ©voir un peu plus de temps de trajet et aller voir du cĂŽtĂ© de Jinshanling ! La zone est entourĂ©e de deux sections qui n’ont pas encore Ă©tĂ© restaurĂ©e : Gubeikou et Simatai. Jinshanling est juste assez rĂ©parĂ©e pour ĂȘtre accessible et conserve son authenticitĂ© si plaisante.

Jinshanling mur

Comment s’y rendre ? Il faut prendre le bus. Direction la gare de Dongzhimen Ă  Beijing. Ensuite, soit vous prenez :

  • Un bus spĂ©cial : 974, 975 ou 942 qui vous emmĂšnera directement Ă  l’accĂšs de la muraille pour 120 „
  • Un bus pour Miyun puis un mini-bus / taxi touristique local : 47 „ + une somme qui dĂ©pendra de votre pouvoir de nĂ©gociation.

Nous nous, avons optĂ© pour la deuxiĂšme option, mais … De force. Petits occidentaux naĂŻfs que nous Ă©tions encore, nous nous sommes fait guider par une gentille dame qui nous a montrĂ© le bus Ă  prendre, et bien entendu, Ă  Miyun, nous Ă©tions totalement perdus … Et c’est lĂ  qu’un chauffeur de taxi s’est gentiment proposĂ© de nous emmener et Ă  sur-gonflĂ© ses prix. Tout ça pour vous montrer Ă  quel point vous pouvez trĂšs rapidement vous faire entraĂźner dans une stratĂ©gie pour vous faire payer davantage. Bon, nous l’avions un peu mauvaise, mais … Cela nous a servi de leçon pour la suite de notre sĂ©jour !

Jinshanling vue dessus

ArrivĂ© Ă  Jinshanling, vous n’aurez plus qu’Ă  profiter. La Muraille s’offrira Ă  vous, mais attention, c’est loin d’ĂȘtre une promenade de santĂ©. Les moins sportifs risques de souffrir.

Jinshanling tour guet
Vue Jinshanling
Jinshanling escaliers

Et nous voici Ă  la fin de cet article. Je pense vous avoir tout dit sur notre sĂ©jour Ă  Beijing. Maintenant, nous descendons vers le sud, direction le Shanxi et le Shaanxi pour visiter deux villes fortifiĂ©es : Pingyao et Xi’an.

@cwmtraff et @tinytwine